Dans un secteur EdTech où l’automatisation règne en maître, ChallengeMe fait le pari audacieux de l’accompagnement humain. Rencontre avec Florent Bessiéres, responsable support de cette plateforme innovante qui révolutionne l’évaluation pédagogique dans l’enseignement supérieur. Une discussion franche sur les coulisses du support client EdTech, l’importance de la proximité humaine et sa vision de l’intelligence artificielle.
Florent Bessiéres a rejoint ChallengeMe il y a deux ans, apportant son expertise technique et sa passion pour l’éducation. Ancien développeur reconverti dans le support client, il incarne parfaitement la philosophie ChallengeMe : allier innovation technologique et accompagnement pédagogique digital personnalisé.
Les coulisses du support ChallengeMe
ChallengeMe : Florent, peux-tu nous expliquer ton quotidien en tant que responsable support ?
Florent Bessiéres : Mon quotidien, c’est avant tout de l’écoute active. Chaque matin, je commence par analyser les demandes qui sont arrivées pendant la nuit. Mais contrairement à d’autres plateformes, je ne me contente pas de répondre techniquement. Je dois comprendre le contexte pédagogique derrière chaque question. Un enseignant qui me contacte à 23h parce qu’il n’arrive pas à configurer son évaluation pour le lendemain, ce n’est pas juste un « bug » – c’est une situation de stress qu’il faut désamorcer avec empathie et efficacité.
Je traite en moyenne 25 à 30 demandes par jour, mais chacune est unique. Entre les questions techniques, les formations personnalisées et l’accompagnement à la prise en main, aucune journée ne se ressemble.
Quels sont les défis les plus fréquents que rencontrent les enseignants ?
Florent : Le plus grand défi, c’est souvent la résistance au changement digital. Beaucoup d’enseignants brillants se sentent démunis face aux outils numériques. Ils ont peur de « mal faire » ou de perdre du temps. Mon rôle, c’est de transformer cette appréhension en confiance.
Les questions récurrentes portent sur :
- La configuration des évaluations automatiques
- L’interprétation des analytics d’apprentissage
- L’intégration avec leurs LMS existants
- L’adaptation des contenus à leurs cours spécifiques
Mais derrière chaque question technique, il y a une vraie préoccupation pédagogique. C’est ça qui rend mon travail passionnant.
Comment t’organises-tu pour assurer un support réactif ?
Florent : L’organisation, c’est ma force ! J’ai développé un système de priorisation basé sur l’urgence pédagogique plutôt que sur l’ordre d’arrivée. Un enseignant qui a cours dans 2 heures passe avant une question de configuration générale.
J’utilise aussi beaucoup la proactivité. Quand je détecte qu’un utilisateur galère sur une fonctionnalité, je n’attends pas sa demande d’aide, je le contacte directement. C’est ça qui fait notre différence.
L’approche humaine avant tout
Pourquoi privilégier l’accompagnement humain plutôt qu’un chatbot ?
Florent : Excellente question ! L’éducation, c’est avant tout une relation humaine. Un chatbot peut vous expliquer comment cliquer sur un bouton, mais il ne peut pas comprendre pourquoi un enseignant en philosophie a des besoins différents d’un prof de mathématiques.
Chaque discipline a ses spécificités, ses contraintes, ses habitudes. Quand un enseignant me dit « mes étudiants n’arrivent pas à comprendre cette notion », je dois pouvoir proposer des stratégies d’évaluation adaptées, pas juste résoudre un problème technique.
L’IA peut assister, mais elle ne peut pas remplacer cette compréhension fine des enjeux pédagogiques.
Peux-tu partager un exemple concret où ton intervention a fait la différence ?
Florent : Je me souviens d’une enseignante en droit qui était complètement découragée. Elle avait 200 étudiants et passait ses week-ends à corriger des copies. Elle avait entendu parler de ChallengeMe mais n’osait pas franchir le pas.
Je l’ai accompagnée pas à pas : d’abord un appel de 30 minutes pour comprendre sa pédagogie, puis une formation personnalisée sur ses propres contenus. En trois semaines, elle avait automatisé 70% de ses évaluations tout en améliorant le feedback aux étudiants.
Le plus beau, c’est son message six mois plus tard : « Florent, grâce à vous, j’ai retrouvé ma passion d’enseigner. Je passe enfin du temps à créer plutôt qu’à corriger. »
Quelle est ta méthode pour t’adapter aux différents profils d’enseignants que tu accompagnes ?
Florent : J’ai développé une approche en trois temps. D’abord, j’écoute beaucoup avant de proposer quoi que ce soit. Chaque enseignant a son rythme, ses habitudes, ses craintes.
Ensuite, j’adapte mon langage. Avec un prof de littérature, je vais utiliser des métaphores créatives. Avec un enseignant en sciences, je serai plus factuel et méthodique. Avec quelqu’un de moins à l’aise avec le digital, je ralentis le rythme et j’encourage à chaque étape.
Enfin, je personnalise toujours mes exemples avec leurs contenus réels. Plutôt que des exercices génériques, je créé des démonstrations avec leurs propres cours. Cette personnalisation fait toute la différence dans l’adoption.
Vision de l’IA et de l’avenir
Quel est ton regard sur l’IA dans le support client ?
Florent : L’IA est un fantastique outil d’assistance, mais elle ne doit jamais remplacer le contact humain dans l’éducation. Je l’utilise quotidiennement pour pré-analyser les demandes, suggérer des solutions ou créer des contenus de formation.
Mais l’IA manque de cette intuition humaine qui permet de déceler qu’un enseignant stressé a besoin d’être rassuré avant d’être formé. Elle ne peut pas adapter son approche à la personnalité de chaque interlocuteur.
Mon rôle évolue : je deviens plus consultant pédagogique et moins « réparateur technique ». C’est encore plus passionnant !
Comment envisages-tu l’évolution du support dans les 3 prochaines années ?
Florent : Je vois trois évolutions majeures. D’abord, l’hyper-personnalisation : grâce à l’IA, nous pourrons anticiper les besoins de chaque enseignant avant même qu’il les exprime.
Ensuite, l’accompagnement proactif : plutôt que d’attendre les problèmes, nous les préviendrons en analysant les patterns d’usage.
Enfin, la formation collaborative : créer une communauté d’enseignants qui s’entraident, avec nous comme facilitateurs plutôt que comme unique point de contact.
Mais une constante demeurera : le facteur humain restera central dans notre approche.
Quel message veux-tu faire passer aux enseignants qui hésitent à adopter des outils numériques ?
Florent : Mon message est simple : vous n’êtes pas seuls ! Chez ChallengeMe, nous ne vendons pas un logiciel, nous proposons un partenariat pédagogique.
Votre expertise d’enseignant reste votre force principale. Notre technologie ne fait que l’amplifier. Vous gardez 100% du contrôle sur votre pédagogie, nous nous occupons juste de simplifier le quotidien.
Et surtout : n’ayez pas peur de « mal faire ». Chaque question est légitime, chaque hésitation est normale. Mon travail, c’est de transformer ces doutes en confiance, à votre rythme.
L’humain au cœur de l’innovation
Cette conversation avec Florent révèle la philosophie unique de ChallengeMe : placer l’accompagnement humain au cœur de l’innovation technologique. Dans un secteur où l’automatisation tend à déshumaniser les relations, cette approche fait toute la différence.
Le support personnalisé de Florent ne se contente pas de résoudre des problèmes techniques, il accompagne une transformation pédagogique. Chaque interaction devient une opportunité d’apprentissage mutuel, où la technologie sert la pédagogie, jamais l’inverse.